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La technique du volley-ball est avant tout la capacité du joueur à exploiter des circonstances concrètes au cours du jeu. L'observation technico-tactique doit porter par conséquent sur la capacité à exploiter efficacement les circonstances du moment, individuellement et à plusieurs, et non sur l'aspect mécanique "vectoriel" de gestes dépourvus de signification spécifique.
C'est à partir de l'observation de cette position méthodologique fondamentale que les adaptations biologiques et morpho-fonctionnelles peuvent être pleinement exploitées dans la préparation de l'équipe. Par exemple, si on observe des caractéristiques physiologiques en compétition et qu'on les compare à des données obtenues dans des circonstances "vectoriellement" comparables à l'entraînement, on peut constater des différences significatives. Se pose alors un choix difficile à l'entraîneur : entraîner sélectivement la fonction ou bien créer des conditions d'entraînement qui exploitent plus intensément la logique interne. Dans un exercice préparatoire à un mouvement tactique, on peut augmenter par exemple la part de la confrontation individuelle pour obtenir cet effet. En se plaçant du point de vue biologique et en raisonnant par une réduction des joueurs à des vecteurs se déplaçant sur le terrain, l'entraînement sélectif paraît être la seule solution rationnelle. Cependant, on peut se demander si l'augmentation de l'intensité des mouvements est accompagnée par une augmentation de l'efficacité dans le jeu. Si on pense que la caractéristique physiologique, qui ne manquera sûrement pas de s'améliorer, va permettre de mieux tromper les adversaires, la question qui se pose légitimement est de savoir si la capacité de tromper les adversaires dépend de la capacité sélective du "vecteur humain" de courir plus vite, plus longtemps, ou de tirer plus fort au but dans des situations standardisées par rapport aux repères spatio-temporels du terrain. La logique interne montre à l'évidence que ce n'est pas le cas, et la pratique confirme également le contraire. En analysant le sens du jeu, l'entraînement physiologique sélectif, c'est-à-dire basé sur la vitesse, la force, ou la durée par rapport à des repères du terrain, est contraire à l'intérêt du joueur. On doit raisonner au contraire à partir de l'intensité de l'exploitation des possibilités de la logique interne, c'est-à-dire de la richesse des possibilités de prise de décision dans des situations typiques. L'état physiologique constaté en compétition est le reflet de l'intensité de la confrontation qui façonne spécifiquement les capacités physiques par rapport à des critères propres. A l'entraînement, la caractéristique physiologique doit indiquer l'intensité des prises de décisions des joueurs, et non pas leur rapport physique, dénaturé de sens du jeu, avec les dimensions du terrain. Les critères spatio-temporels du joueur ne dépendent en effet jamais de ces rapports statiques, ils ne prennent en compte que les critères spatio-temporels de confrontation. La technique du joueur n'est pas seulement une structure dynamique de mouvements. C'est avant tout une conduite motrice dont les facteurs principaux de réalisation incombent à la prise de décision du joueur. La recherche constante de l'expérience motrice efficace est une réalité pratique de la compétition. En analysant la performance, les phénomènes biologiques et fonctionnels, dits "fondamentaux", doivent être classés dans la catégorie des facteurs indirects. Ils n'ont de signification que par rapport à la mise en valeur des capacités technico-tactiques.
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