L'électromyostimulation
Selon COMETTI, qui me paraît le plus à la pointe en ce qui concerne ce domaine et tant d'autres aussi, l'électromyostimulation n'est absolument pas un dopant. C'est au contraire un moyen supplémentaire pour améliorer la force.

On parle de danger : le premier d'entre-eux étant les risques encourus au niveau des tendons. On pense souvent que pour être efficace il faut développer des tensions supérieures à la force maximale volontaire, alors que l'on arrive à être efficace avec des tensions de l'ordre de 60 à 80% de la force maximale volontaire alors pourquoi prendre le risque d'aller au-delà. Il faut 6'' pour obtenir la force maximum en électro.

Au niveau du temps occupé dans l'entraînement, il y a efficacité avec 3 séances de 10mn par semaine ce qui représente peu de temps.

On parle également d'entraînement passif par rapport à un entraînement actif avec des charges : ce n'est pas connaître le travail en électrostimulation qui suppose une participation active du sujet.

Le sujet attend la stimulation et pour progresser il est obligé de s'imposer des tensions aussi importantes à supporter que les tensions volontaires.

En fait, il n'y a aucun danger pour le sportif. Le seul risque existant est la courbature de même manière que pour les techniques dites classiques.

Il n'est pas plus dangereux de se stimuler avec un potentiomètre que de freiner une charge de 150% ou de tomber de 3m de haut.

Les bases élémentaires d'électrostimulation musculaire
Les courants utilisés actuellement sont les courants de KOTZ et ses dérivés ainsi que les courants d'impulsions alternatives symétriques et asymétriques.

Les bases physiques

L'électro fait appel à 2 types de courants : le courant alternatif sinusoïdal et le courant d'impulsion alternatif symétrique ou asymétrique.

COURANT ALTERNATIF:

car il change en permanence de temps. Le courant part de 0, atteint une certaine valeur positive maxi pour passer par 0, devient négatif et atteint la même valeur maxi mais négative.

COURANT ALTERNATIF SINUSOIDAL:

dont l'intensité varie sinusoïdalement avec le temps.

COURANT ALTERNATIF SYMETRIQUE:

courant périodique dont la valeur moyenne est nulle, mais la demi-période positive et celle négative sont identiques, ce sont les deux alternances du courant.

PERIODE:

la période d'un courant périodique est la durée constante qui sépare deux instants consécutifs où le courant se reproduit identiquement à lui-même. La période est une durée (intervalle de temps) s'exprimant en secondes, son symbole est T.

FREQUENCE:

la fréquence (f) d'un courant périodique est le nombre de périodes par seconde. L'unité de fréquence est le Hertz (Hz); c'est la fréquence d'un courant dont la période est une seconde.

Tous ces courants sont appelés aussi BIDIRECTIONNELS ou BIPHASIQUES. Outre un meilleur confort d'utilisation, l'avantage principal de ces courants réside dans l'absence de risques de brûlures cutanées.

- Le courant alternatif sinusoïdal :

où l'on distingue deux manières de réaliser ce type de courant, avec classiquement grâce à un oscillateur ou encore actuellement par l'intermédiaire de microprocesseur. Afin d'être utilisable en musculation il faut pouvoir le faire varier en amplitude ou modulation d'amplitude, en fréquence ou modulation de fréquence et en durée de passage.

- Le courant d'impulsions alternatives symétriques :

caractérisé par sa série d'impulsion, sa forme d'impulsion et sa possibilité de modulation en amplitude, en fréquence et en durée.

Pascal GALANTIN,

cyber-préparateur physique de MultiVolley

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