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La physiologie des muscles
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Aujourd'hui, nous abordons la physiologie des muscles sur un plan théorique: |
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C'est la propriété que possède le muscle de répondre par sa réponse naturelle, la contraction, à toute excitation portée sur lui. Normalement, le muscle est soumis à l'action de son nerf moteur qui lui transmet les influx nerveux générateurs des contractions musculaires. Mais le muscle réagit également à d'autres types d'excitation : mécanique (pincement), thermique, chimique, électrique. Cette propriété est utilisée pour explorer fonctionnellement les muscles, l'électricité étant l'excitant idéal car on peut à volonté en régler l'intensité et la durée. Cette excitabilité au courant électrique, comme d'ailleurs à l'influx nerveux, obéit à certaines lois :
LA CONTRACTILITE C'est la faculté que possède le muscle de se raccourcir, donc de rapprocher ses extrémités, et par là de mouvoir les éléments squelettiques où elles sont fixées, à toute excitation. La contraction musculaire est caractérisée au niveau du muscle par le raccourcissement, l'épaississement, le durcissement de celui-ci.
L'ELASTICITE C'est la propriété que possède le muscle de se laisser allonger par traction et de revenir à sa position première lorsque cesse cette traction. L'élasticité joue le rôle d'amortisseur, supprimant les chocs, évitant les accidents, améliorant le rendement et permettant la fusion des secousses musculaires.
LA TONICITE C'est la propiété que possède le muscle vivant, en dehors de tout mouvement actif, de demeurer dans un état de tension, de légère contraction permanente involontaire : c'est le tonus musculaire. Cette propriété dépend étroitement des connexions nerveuses du muscle avec son nerf moteur et la moelle épinière; toute altération de la moelle, du nerf ou toute inaction prolongée du muscle diminuant ou supprimant la tonicité. |
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| La contraction musculaire s'accompagne de phénomènes thermiques, électriques, hormonaux, mécaniques et chimiques.
PHENOMENES THERMIQUES Tout muscle qui se contracte produit de la chaleur : le réchauffement au cours du travail musculaire est un fait de constatation courante.
PHENOMENES ELECTRIQUES A l'état de repos existe une différence de potentiel électrique entre la surface du muscle et l'intérieur du corps charnu. La surface est en effet chargée positivement et l'intérieur négativement. Cette différence de potentiel porte le nom de potentiel de repos. Lorsque le muscle entre en activité, la surface du muscle se charge négativement (variation négative ou dépolarisation), la différence de potentiel entre surface et profondeur diminue et s'inverse : c'est le courant d'action. La dépolarisation est d'abord localisée au voisinage des plaques motrices et, de là, se propage jusqu'aux deux extrémités des fibres musculaires, de même manière que la conduction des influx nerveux le long des fibres nerveuses.
PHENOMENES HORMONAUX La contraction musculaire est déclenchée par la libération au niveau de la plaque motrice (jonction neuro-musculaire), lors du passage de l'influx nerveux, d'une substance chimique appelée médiateur chimique. pour les muscles striés, le médiateur chimique libérée par le neurone est l'acetylcholine.
PHENOMENES MECANIQUES Tout muscle qui se contracte produit un travail, mais deux cas différents sont à envisager :
PHENOMENES CHIMIQUES La contraction musculaire entraîne une dépense d'énergie au niveau du muscle. Cette énergie est fournie au muscle par des réactions chimiques : en effet, la décomposition des aliments qui sont apportés au muscle par les vaisseaux sanguins nourriciers de celui-ci s'effectue par une série de réactions chimiques, dont chacune libère une quantité d'énergie qui va couvrir les dépenses énergétiques provoquées par la contraction musculaire. Les aliments dont la transformation fournit l'énergie au muscle sont, classiquement, les glucides, aliments énergétiques. En fait, les lipides et les acides gras ont un rôle pré-éminent car les glucides se sont utilisés qu'en cas de carence d'apport lipidique. Les réactions chimiques libérant l'énergie nécessaire à la contarction sont très complexes. Plusieurs mécanismes sont source d'énergie :
l'hydrolyse des composés phosphorés (phosphagène, acide adénosine di- et triphosphorique) libère une quantité importante d'énergie. Les réactions chimiques s'effectuent en deux phases :
L'énergie libérée par ces réactions chimiques est transformée par le muscle en énergie mécanique (travail musculaire), en énergie électrique (courant d'action), en énergie thermique (chaleur). |
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| Pascal GALANTIN,
cyber-préparateur physique de MultiVolley |
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