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LE DOULOUREUX BILAN
Après deux échecs consécutifs à la Coupe du Monde et au tournoi de Leipzig, nous avions finalement arraché notre qualification en mai 2004 à Tokyo. Aucun de nous n'avait encore participé aux Jeux Olympiques, nous étions fous de joie a l'idée d'aller a Athènes, de décrocher une médaille. On avait donc presque trois mois de préparation et de sélection (en comptant la Ligue Mondiale) pour se donner les moyens d atteindre cet objectif. J'ai senti l'équipe s'investir plus que jamais: nous avons très bien travaillé, fait beaucoup de sacrifices, et nous avions atteint un excellent niveau de jeu en fin de préparation physique (victoire notamment contre le Brésil à Temple sur Lot). De cette période, je retiens la non-sélection de Marc Shalk juste avant le départ à Athènes qui n'avait pas quitté le groupe depuis la World Cup 2003: ce fut vraiment poignant.

J'ai réalisé l'ampleur des JO à Roissy, en voyant le tennisman brésilien Gustavo Kuerten jouer de la guitare à côté de nous; puis nous nous sommes installés dans l'immense village olympique (à peine terminé) que nous n'avons pas quitté de toute la compétition. Je ne pense pas qu'il y ait une explication a notre piètre prestation, mais plutôt un ensemble de petites raisons. En tous cas, une chose est sure: nous n'avons pas été déconcentrés par le contexte olympique: le staff ne nous en a jamais laissé l'occasion.

Je ne développerai pas le point de vue technique: de l'Argentine à la Tunisie, nous avons donné le maximum sur le terrain sans jamais réussir à démontrer nos capacités, sauf peut-être contre la Pologne (mais cette victoire n'est pas révélatrice de notre niveau puisque c est une équipe qui a raté aussi sa compétition). Nous avons été absents au bloc, inefficaces à l'attaque. Le manque d'explosivité et d'agressivité est certainement responsable de notre médiocrité dans ces deux secteurs. La solidarité aussi nous a fait défaut.

Nous avons sûrement beaucoup déçu, mais les plus malheureux ce fut nous, les joueurs, de ne pas avoir joué comme nous le désirions, comme nous le savions, et surtout là où nous rêvions d'être forts. J'en ressors avec une immense sensation de frustration, de gâchis.

Après l'élimination, le groupe s'est dispersé, nous ne sommes que quatre à être restés jusqu'au bout: en compagnie de Samica, Montméat et Frangolacci, j'ai profité de la deuxième semaine en assistant à d'autres épreuves (Hand, Beach), en rencontrant d'autres sportifs, en découvrant le Club France, en visitant la ville, en allant à la plage, en faisant la fête. Ça ne m'a évidement pas enlevé l'amertume, mais ça m a permis de rentrer à Paris avec des bons souvenirs d'Athènes (malheureusement ce sont plus des souvenirs de touriste que de sportif). Je fus très étonné que les tribunes de presque toutes les disciplines soient à moitié vides; et paradoxalement, il était quasiment impossible pour les athlètes de se procurer des places. Dommage !

Cet échec m a donné envie de me rattraper à Pékin en 2008.

Une suprise ?
Bientot en ligne !
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