L'équipe de France réalise une bonne entame de compétition, et Philippe BLAIN est conforté dans le choix de sa nouvelle formation. Frantz GRANVORKA en pointe a en effet apporté toute satisfaction, l'aile gauche étant laissée à Stéphane ANTIGA, et Guillaume SAMICA qui sera remplacé avec succès par Florian KILAMA en fin de match.
Si la réception a parfois un peu flotté pendant le match, c'est en effet Florian KILAMA qui a permis de rétablir le rapport de force lorsque la grèce a malmené la France qui menait 2 sets à 0. Le quatrieme set n'a été qu'une formalité une fois la dynamique revenue, puisque le score est rapidement passé à 13-9 puis 24-15.
Au delà du fait que Gkiourdas n'a pas été retenu par le nouveau sélectionneur Grec, la formation emmenée par Kournetas proposait tous les joueurs qui ont fait peiner les francais ces dernières années: Pantaleon, Lappas, et surtout Rouméliotis sur ce match. Une victoire sans tie-break contre cette belle équipe, surtout sur une entame de compétiton, est donc une très bonne chose !
Autre satisfaction, la très bonne prestation de Romain VADELEUX au centre, en remplacement de Vincent MONTMEAT qui est passé commentateur pour SPORT+ (et il y est pas mal du tout !), avec une bon équilibre entre service smashé, bloc et fixation. C'est donc une équipe de France assez homogène qui a bien utilisé son banc (Xavier KAPFER en appui au service) que l'on a pu voir aujourd'hui. Le jeu a été relativement simple sur le plan offensif, et l'on peut penser que la stratégie est de ne pas tout montrer dès le premier jour, à moins tout simplement que certains réglages ne soient pas encore assez satisfaisants pour que Pierre PUJOL puisse les exploiter...
::: Jour 2: l'Australie, gagné 3-1 :::
S'il s'agissait en théorie d'une des équipes les plus abordables, le match n'a pas été une partie de plaisir ! L'Australie avait manifestement visé gros sur le service, et cela a fonctionné en partie, car s'il y a eu plus de 20 fautes dans ce domaine sur l'ensemble des 4 sets, la réception tricolore a été mise à mal ! L'équipe de France n'a pas pu développer son jeu habituel, et a montré moins de cohésion qu'à l'accoutumée.
Philippe BLAIN a d'abord opéré de manière classique, en s'appuyant sur les rentrées de Florian KILAMA et Xavier KAPFER pour son service (ce qui a fonctionné d'ailleurs, sur une fin de set), mais cela n'a pas suffit. En ayant démarré avec LE MARREC à la passe, le changement de passeur avec la rentrée de PUJOL au troisième set a permis de varier le jeu auquel les australiens s'étaient bien adaptés. Le premier set a été gagné difficilement, le second encore plus, et on a cru un instant que le match serait gagné 3-0: bien que menés tout au long de ce set d'une fourchette de 3 à 6 points, les bleus reviennent à 24-24 grace à 3 séries de points, mais n'ont pu conclure.
Après avoir repris la course en tête assez largement au quatrième sous l'impulsion de Granvorka, ce sera au tour de l'Australie de faire une belle remontée. Mais sur la balle de match, Oliver KIEFFER retombe sur le pied de Florian KILAMA, et doit sortir du terrain. Heureusement, sur une fin de match un peu chaotique les bleus finissent par l'emporter, mais ils y laissent des plumes: un peu de doute, des inquiétudes pour Oliver KIEFFER, de la fatigue physique, avant de s'attaquer au gros morceau demain:
::: Jour 3: le Brésil, gagné 3-1 :::
Voilà le morceau de choix de cette poule, et les yeux du monde entier étaient braqués sur l'équipe de france pendant ce match, car on voulait savoir si la France prendrait sa revanche de la Ligue Mondiale... Et bien la réponse est oui ! Non, plutôt: OUI !!! Voila un match de référence comme le soulignait Philippe BLAIN au micro de Yoschie quelques secondes après la fin du match. C'est incontestable, car battre le Brésil lors du championnat du Monde, voilà une grande première, les bleus viennent d'écrire l'histoire !
On y a suivi tout d'abord une équipe tricolore un peu en dedans, prenant peu de risques. On s'est demandé en début de partie si l'équipe de France, ne parvenant pas à bousculer le Brésil, n'était pas en train de se coucher et d'accepter la domination. Mais le réveil a eu lieu au second set, les bleus y ont monté leur niveau de jeu, et ont su être patients, pour réaliser quelques séries de points sous l'impulsion de Granvorka et Samica principalement. Les bleus égalisent alors à un set partout.
De la patience, c'est précisément ce qui a manqué au Brésil à partir du troisième set ! On a pu voir Giba, André et Danté commencer à s'énerver, à invectiver les arbitres sur chaque ballon, puis se mettre à commettre faute sur faute dans les moments importants, ce qui leur a coûté le troisième set et le début du quatrième. car de l'autre côté, on a eu une sorte de volley-champagne, avec les roulettes de Stéphane Antiga, les aces de Granvorka et Pujol, les bloc-out de Guillaume Samica... A tel point que les bleus ont mené jusqu'à 21-16 dans le quatrième set.
C'est a ce moment que le Brésil a rebranché la prise, et a montré sa grande classe en remontant de manière spectaculaire, tandis que la réussite et le culot ont fait un peu défaut aux bleus à ce moment. La fin du match était épique: une première balle de match pour les bleus, puis deux balles de set pour les Brésiliens, et il faudra attendre la troisième balle de match au terme de quelques échanges un peu brouillons pour voir la joie éclater enfin sur les visages des Francais !
On retiendra aussi que cette victoire est importante pour la suite car pour accéder aux demi-finales, une seule erreur est permise, et d'ailleurs au passage la pression est sur le Brésil. On retiendra aussi que cette victoire s'est faite sans Oliver Kieffer blessé, mais que le CNVB et les clubs français ont permis d'aligner deux centraux de 23 ans, le même âge que Pierre Pujol: l'avenir s'annonce radieux !!
Prochain match après une première coupure: l'Allemagne toujours invaincue elle aussi, et qui a pulvérisé Cuba. Alors attention de ne pas les prendre de haut, car depuis le Tournoi de France, eux aussi sont en train d'écrire leur histoire...
::: Jour 4: l'Allemagne, perdu 1-3 :::
Si Philippe BLAIN rappelait hier que l'équipe de France pouvait viser le 5/5, il ne sous estimait pas les Allemands, largement battus ces dernières années en compétition officielle, et plus récemment lors du Tournoi de France. En effet, il était en théorie possible de faire tourner l'effectif pour jouer sur la longueur, mais BLAIN rappelait que par le passé, ce genre de calcul avait rarement fonctionné. Pour preuve, le match contre l'Australie, bien plus difficile que prévu.
Avant la rencontre, c'était deux équipes invaincues qui se préparaient au clash, avec d'un côté l'équipe de France, grande favorie et tombeuse du Brésil, et de l'autre côté l'Allemagne révélation de cette poule avec le statut de challenger. Le sélectionneur tricolore avait beau annoncer qu'il faudrait être patient si l'Allemagne s'avérait coriace, qu'il ne faudrait pas s'énerver et se déconcentrer face à des joueurs en théorie plus faibles techniquement, et qu'il faudrait se préparer à "encaisser du lourd" au service, et bien c'est pourtant ce qu'il s'est passé...
L'équipe de France n'a pas nécessairement mal joué sur la totalité du match, mais elle a été très inconstante, et la réception a été mise à mal par le service allemand, à l'image des 3 aces et services gagnants de SHOPPS sur une fin de set cruciale. Stéphane ANTIGA est passé aussi à côté du match, et Philippe BLAIN l'a remplacé en cours de partie par Florian KILAMA pour amener un peu de stabilité en réception, et pour contenir un PAMPEL impérial, qui n'avait pourtant pas commencé le match ! Philippe BLAIN a aussi essayé de renverser le style de jeu en changeant PUJOL par LEMARREC, mais tout cela n'a pas grippé la machine à servir Allemande. Pas assez de ballons exploités au soutien et en défense, et voilà la fameuse marge tricolore qui a fondu comme neige au soleil, à tel point que le score allemand s'est envolé au quatrième set, cela semblait presque trop facile... Il y a bien eu un sursaut d'orgueil et les francais ont recollé au score, mais malheureusement trop de fautes de CASTARD (qui avait remplacé Frantz GRANVORKA) dans les moments importants ont scellé la partie.
Alors à l'issue du 4eme jour de compétition, voilà le topo: une défaite n'est pas catastrophique et l'on peut encore viser la demi-finale, en battant Cuba demain, ce qui n'est pas gagné d'avance ! Au rayon des points positifs (il y en a un quand même), Oliver KIEFFER a retrouvé le chemin du terrain pour ce match allemands, grâce à la compétence du préparateur physique Jean SENGES: bravo !
::: Jour 5: Cuba, gagné 3-1 :::
Voilà un match bizarre, dans lequel les calculs de points ont été précieux ! Plus que les sets, la FIVB préfère compter les points, et à ce petit jeu les français s'en tirent plutôt bien grâce à la victoire du Brésil ! En s'emparant de la seconde place sur le fil, les bleus sont toujours en course pour les demi-finales !
Pour revenir sur le match, on notera une meilleure prestation de Ludovic CASTARD, ainsi que le temps de jeu à la hausse de Xavier KAPFER !
::: Jour 6: République Tchèque, gagné 3-0 :::
On a retrouvé le 6 classique de l'équipe de France sur ce match qui les opposait à bon nombre de joueurs connus de la proA, à l'image de Konecny ou Lebl. Les bleus, dans ce match à gagner absolument, ont réalisé un match plein, avec beaucoup de défenses qui ont usé les Tchèques, et surtout -pour une fois- une belle qualité de service (ce n'est pas le point fort de l'équipe de France).
Face à eux, des Tchèques un peu ennuyés par le nombre de contre-attaques françaises, et qui ont commis trop de fautes en attaque, probablement en raison d'une réception trop instable.
Malgré un second set un peu accroché, les bleus déroulent et mèneront jusqu'à 17-11 dans le troisième set, avec un Romain vadeleux qui monte son niveau de jeu de match en match ! Du coup, voilà une victoire 3-0 qui était nécessaire, mais qui permet surtout de soigner le set et le point average, puisque les bleus n'avaient pas encore gagné de match 3-0.
::: Jour 7: Etats-Unis, gagnés 3-2 :::
L'enjeu est simple, et la pression sera française sur ce match dans lequel les français n'ont pas droit à l'erreur tandis que les américains sont hors course pour les demi-finales.
Le premier set sera conclu sur une série de services de PRIDDY, ce joueur au style inimitable, qui a mis à mal toute la réception tricolore. Côté USA, l'ancien adjoint de Doug BEAL a préféré McKENZY à STANLEY, et il faut bien reconnaitre qu'avec HOFF, ce trio de joueurs est redoutablement dangereux dans la première manche.
Au second set, les francais ont développé leur jeu, lorsque LE MARREC a remplacé Pierre PUJOL et que le jeu en fixation a permis de prendre rapidement le large à 16-5. Après ce set remporté assez nettement, la réception de l'équipe de France s'est à nouveau effritée dans la troisième manche qui sera dominée par les américains. Malgré les efforts conjugués de GRANVORKA, VADELEUX et ANTIGA pour revenir à 24 partout, deux erreurs françaises assez grossières permettent aux américains de mener deux sets à un.
Le retour de LE MARREC dans le quatrième set sera le point de retour vers l'équilibre, puisque les bleus menent de nouveau 21-15. Un match un peu curieux donc, dans lequel l'envie semble rester toujours dans la même moitié de terrain d'un set à l'autre !
Le jeu sera incertain avec des séries de deux points maxmimum jusqu'à ce qu'une défense de Jeff EXIGA soit le point de départ du premier break significatif ! Ce sera en effet cette action qui permet aux bleus de revenir en s'appuyant sur GRANVORKA et VADELEUX à l'attaque puis au bloc, qui déclenchera une série de fautes et de points perdus des américains. L'époque où ils disaient des français qu'ils ne savaient pas finir les sets est loin !
Voilà donc le piège américain écarté, et les choses sérieuses commencent face à la Bulgarie et l'Italie, pour la dernière ligne droite avant les demi-finales !
::: Jour 8: Bulgarie, perdue 2-3 :::
C'est sous le maillot rouge vainqueur du Brésil que les bleus ont choisi d'affronter la puissante Bulgarie. Il s'agit là d'un des matchs les plus difficiles à jouer pour les francais !
La Bulgarie -sur sa belle lancée- était pourtant difficile à appréhender, mais les bleus ont réalisé une très bonne entame de match, tant sur le plan collectif qu'individuel.
Collectif par le nombre de défenses et de ballons de contre-attaque réalisés lors des deux premières manches qui ont su user une équipe Bulgare dont la patience n'est pas le point fort.
Individuel à l'image de Frantz GRANVORKA à l'attaque, Pierre PUJOL et ses aces culottés ou encore Jeff EXIGA et ses défenses...
Du coup, les français ont pris les commandes du match en gagnant des ballons longs et importants à la patience. Le troisième set était le plus important, après avoir mené 2 sets à 0, et un des moments clefs a bien sur été la sortie de NIKOLOV qui ne parvenait pas à développer son jeu. Mais sous l'impulsion de KAZIYSKI, les Bulgares reviennent à 2 sets à 1, profitant de quelques hésitations et 4 fautes françaises: quel gâchis du à trop de précipitation côté tricolore !!
Philippe BLAIN décide de remplacer Vadeleux par HARDY DESSOURCES pour le 4eme set, tandis que la Bulgarie continue de jouer sans NIKOLOV dans cette manche remplacé par le gaucher YORDANOV avec succès. La déconvenue du 3eme set aura un impact négatif pendant la première moitié du quatrième set. Ce sera le moment où Loic LE MARREC remplacera Pierre PUJOL et redonnera un peu de punch aux français. Mais les Bulgares contrôleront la remontée française à 21-20, avec le retour sur le terrain des deux monstres NIKOLOV et KAZIYSKI.
Tout est à refaire, et voilà de nouveau un tie-break qui équivaut à un huitième de finale. LE MARREC est toujours aux commandes, tandis que VADELEUX fait son retour sur le terrain. Les Bulgares prendront de nouveau les commandes jusqu'au premier break à 10-7. Les retours de Pierr PUJOL, puis de LE MARREC de nouveau n'y feront rien, les Bulgares feront la différence à l'envie sur cette fin de match, malgré quelques sursauts d'orgueil de Stéphane ANTIGA et Frantz GRANVORKA.
Enorme désillusion pour les bleus qui ne maitrisent plus leur destin, il va falloir maintenant compter sur un ensemble de facteurs concordants, tandis que les Bulgares sont maintenant certains de jouer une demi-finale bien méritée.
::: Jour 9: Italie, gagné 3-2 :::
Une 5eme victoire en 6 matchs cette saison, il semble que lorsque certains observateurs disent que l'Italie fait actuellement un complexe vis à vis de la France, ca ne soit pas faux. Une chose es sure, la baisse de motivation des troupes du contesté Montali, et le fait que cette équipe joue toujours de la même maniere et sans grande créativité a fini par se retourner contre elle. Tout de même finaliste Olympique et championne d'Europe en titre, cette victoire ne doit pas devenir un standard actuellement pour les bleus.
Mais la route européenne sera de plus en plus difficile, avec la Bulgarie et la Pologne qui se confortent dans les équipes de classe A, avec en plus la Russie, la Serbie et peut être même l'Allemagne trs bientôt ! Pour en revenir au mondial, les bleus ont perdu leur médaille de bronze, qui avait permis un peu de visibilité dans les médias. Mais le volley a toujours le respect du public qu'il a gagné dans le début des années 2000, avec les premieres victoires du Rc Cannes, du Paris Volley, et des tricolores. Finaliste de Ligue Mondiale et vainqueur du Brésil en championnat du Monde, le bilan peut être vu de manière positive malgré la perte de cette médaille.
Et puis tout de même, il reste encore deux matchs, avec une salle pleine contre le Japon, et peut etre une 5eme place au bout du weekend, le genre de résultat sur lequel on ne crache pas !!
Aller voir le road book de Glenn HOAG avec le Canada !
::: Jour 10: le Japon, gagné 3-1 :::
Bien meilleur que lors des dernières Ligues Mondiales, Coupe du Monde et Jeux Olympiques, le Japon n'a conservé que Yamamoto et semble disposer à l'heure actuelle de sa formation la plus performante.
Avec beaucoup d'euphorie, le Japon dans son gymnase mythique de Yoyogi a posé de sérieux problèmes à l'équipe de France. Dans une belle ambiance, les bleus ont d'ailleurs manqué un peu de rigueur et de lucidité, et Philippe BLAIN a du élever la voix à la fin du second set, car les consignes n'étaient pas respectées.
Une égalisation à un set partout, et Loic LE MARREC remplace Pierre PUJOL en début de troisième manche. Ensuite, c'est au tour de Ludovic CASTARD de remplacer Frantz GRANVORKA à 6-4. Frantz qui commence à accuser le coup au niveau physique, avec un problème à l'épaule apparu lors du second tour.
C'est à partir de ce moment que les choses se sont précipitées, et que l'écart s'est creusé entre les deux formations. Les Francais remporteront le 3eme set avec une avance confortable, puis ils mèneront jusqu'à 17-6 dans la quatrième et dernière manche, avec un très bon Oliver KIEFFER au bloc.
::: Jour 11: l'Italie, perdue 0-3 :::
On pourrait presque dire que c'était le match de trop, dans l'épopée 2006: jouer autant de fois le même adversaire devient un peu démotivant pour les francais, tandis que les Italiens ont probablement eu plus à coeur de redorer un peu leur blason !
Sur le terrain, Philippe BLAIN a remplacé Stéphane ANTIGA et Frantz GRANVORKA, ce qui a donné du temps de jeu à Florian KILAMA et Ludovic CASTARD. Face au 6 italiens qui lui ne fait pas de concessions, ca n'a pas suffit: les italiens ont malmené jusqu'à 13-5 les francais dans le second set. Au troisième set, la rentrée de Xavier KAPFER a redonné de l'envie à une équipe de France un peu amorphe, et les bleus reprendront le dessus 8-6, puis 15-13.
La fin du match montrera un peu de suspenses, puisque les français auront d'abord deux balles de set, puis les italiens auront quatre balles de match, au terme d'une sacré série de services manqués des deux côtés ! Cela se terminera sur ce 30-28 et les italiens finissent finalement devant les français: grrr !
Voilà donc une sixième place, moins bien qu'une cinquieme. Un résultat qui risque de replonger les francais dans l'anonymat médiatique, mais heureusement, la seconde place en Ligue Mondiale reste encourageante pour l'avenir.
Rendez-vous en 2007, pour le championnat d'Europe, et en 2008 pour les Jeux Olympiques !
La difficulté du mondial, c'est avant tout sa longueur: potentiellement, cela représente 11 matchs en 16 jours pour les équipes qui atteindront les demi-finales croisées ! C'est à la fois un atout pour les bleus qui disposent d'une vraie longueur de banc, c'est à dire de remplacents performants et capable de jouer sans modifier de façon marquer le niveau de jeu global de l'équipe.
Mais c'est aussi un inconvénient, car nombre de formations ont un physique parfois supérieur en terme de taille, et avec plusieurs matchs dans les jambes, quand on saute moins haut, on est moins ennuyé quand on s'appelle Russie que quand on s'appelle France ou Brésil. Le rôle du staff est donc crucial en ce qui concerne la préparation physique, mais Jean Sengès est une pointure dans ce domaine, et le parcours tricolore en Ligue Mondiale cet été, avec autant de tie-break remportés, est assez rassurant !
Les français ont pour atout leur style de jeu, basé sur les détails qui font la différence: le soutien, la passe de transition, l'engagement en défense, bref tout ce qui permet de jouer en continuité. Cette rigueur et cet engagement ne sont pas le lot de toutes les équipes, et on observe actuellement un clivage entre les équipes très physiques qui misent tout sur la rupture et le duel au filet, et les équipes moins physiques qui s'appuient elles sur les situations moyennes, en tentant de faire le point là où les autres formations "lâchent l'affaire".
Une chose est certaine, toutes les équipes reposent maintenant leur jeu sur la vitesse et des points de fixation multiples, qui favorisent le jeu aux trois mètres et en pipe. La balle aplatie en poste 4 est aussi devenue monnaie courante. il est donc nécessaire de faire des choix au bloc encore plus que par le passé, et le duel service réception devient aussi crucial pour ne pas se faire distancer, quand on sait que plus de 7 sets sur 10 se jouent sur des scores compris entre 20 et 25, c'est à dire en définitive sur 2 ou 3 ballons qui font la différence... L'aspect tactique est donc devenu, avec le physique et le mental, un facteur de la performance de premier plan, et l'arme statistiques et vidéo peut aussi faire la différence. A ce titre, l'équipe de France embargue avec elle le prototype de la version 2 de Volleysoft, de notre maison mère MULTIPASPORT.
A voir aussi, chaque jour:
Résulats dans le site spécial
Les photos du match
La composition de l'équipe
Les résultats des bleus
La saison 2006
Le championnat du Monde: la compétition n°1 de la FIVB !
On le confond souven avec la Ligue Mondiale qui a lieu chaque année, mais le championnat du Monde n'a lieu que tous les 4 ans, en alternance avec les Jeux Olympiques les années paires.
L'équipe de France y a souvent brillé par son absence dans les années entre 1986 où elle était organisatrice, et 2002 où elle y est revenue par la grande porte en remportant une médaille de bronze historique.
C'est la plus grosse compétition de volley-ball mondial, avec 24 équipes féminines, puis 24 équipes masculines, qui s'affrontent durant deux fois deux semaines au Japon cette édition.
En masculin, c'est le Brésil le tenant du titre et le plus grand favori à sa propre succession au vu des résultats en Ligue Mondiale et lors des derniers Jeux Olympiques, où la formation du désormais célèbre REVENDE a remporté toutes les premières places. Un beau défi à relever pour Philippe BLAIN !