Nos voisins belges et luxembourgeois organisent cette phase finale, à Charleroi principalement. Comme pour les masculins, on démarre par une phase de 4 poules de 4 équipes dans lesquelles 3 équipes se qualifient pour les play off en conservant les résultats acquis. Des play off sortiront les 4 demi-finalistes. Un système qui donne le droit à 2 erreurs grand maximum en 6 matchs pour atteindre le dernier carré, mais chez les hommes on a vu que 2 défaites ne permettaient pas de se qualifier...
::: L'EQUIPE DE FRANCE :::
Le groupe a été étoffé au cours de la saison puis réduit à 12 pour l'Euro. Karine Salinas, après une année d'arrêt a repris du service pour les bleues et cet ultime rendez-vous, et a fort bien démontré qu'en matière d'apprentissage, ce que l'on a mis longtemps à construire met longtemps à disparaitre. En clair, l'emblématique passeuse n'a rien perdu de sa précision, et si par hasard une "nouvelle technique" apparait de temps à autres, elle reste incontestablement la meilleure à ce poste actuellement ! Cela ne retire rien aux qualités de la Mulhousienne Armelle Faesch, elle aussi ancienne Cannoise, et seconde passeuse. On retrouve bien entendu la capitaine Anna Rybaczewski à l'attaque, nouvelle cannoise après une saison délicate en Pologne. Elle sera appuyée par deux "mamans": Victoria Ravva et Sandra Kociniewski, revenues toutes deux sur le terrain avec toujours plus de détermination. Hélène Schleck, d'Albi, viendra renforcer le groupe en réception attaque auprès d'Estelle Quérard la libéro principale, et d'Alexandra Rochelle qui stabilise aussi la zone arrière. Le banc est jeune, avec Leslie Turiaf, Christina Bauer et Alexia Djilali. Enfin, Jelena Lozancic en partance pour la Grèce, sera la centrale principale de l'équipe de France.
C'est donc une très forte ossature Cannoise qui compose le groupe France puisque la moitié des joueuses et la quasi totalité du staff est passé ou sévit encore sur la croisette ! Il y a donc une grande complicité entre toutes les joueuses, mais attention, il y a une grande différence entre un championnat d'Europe et une Champion's League qu'il faudra pouvoir gérer sur la durée.
::: LES FORCES EN PRESENCE :::
Cette saison, cela s'avère très ouvert, puisque la Russie est Championne du Monde, poursuivie de près par la révélation Serbe lors du mondial 2006, mais on trouvera aussi la Hollande vainqueur du Grand Prix féminin voilà quelques semaines, la Pologne qui a remporté plusieurs éditions de cette compétition, sans négliger l'Italie ou l'Allemagne toujours en embuscade ! Toutes ces équipes sont en capacité d'atteindre le podium, mais les belges à domicile, les Turques irrégulières mais redoutables, ou encore l'Azerbaidjan et la Bulgarie peuvent changer la donne !
::: LE PREMIER TOUR :::
Poule A
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1-ITA 2-GER 3-AZE 4-BLR
AZE-
BLR
3-0 (25-15, 25-23, 25-13)
GER-
ITA
0-3 (22-25, 12-25, 27-29)
GER-
AZE
3-0 (25-13, 25-22, 25-16)
BLR-
GER
1-3 (10-25, 18-25, 27-25, 17-25)
ITA-
AZE
3-0 (25-23, 25-14, 25-16)
BLR-
ITA
1-3 (16-25, 22-25, 25-20, 16-25)
Les italiennes, très complètes, efficaces et bien organisées, terminent logiquement en tete, suivies des Allemandes et des Azerris, tandis que les Belarusses échouent, non sans avoir résisté.
Poule B
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1-POL 2-CZE 3-BUL 4-ESP
ESP-
BUL
2-3 (28-26, 25-15, 31-33, 14-25, 13-15)
BUL-
CZE
2-3 (10-25, 25-22, 22-25, 25-23, 18-20)
POL-
ESP
3-0 (25-21, 25-22, 25-20)
CZE-
POL
1-3 (17-25, 25-27, 25-18, 22-25)
CZE-
ESP
3-0 (25-19, 25-23, 25-21)
BUL-
POL
2-3 (25-20, 25-27, 31-29, 13-25, 13-15)
La Pologne de Marco Bonitta sort logiquement à la première place, suivie de la Tchéquie et de la Bulgarie, tandis que l'Espagne quitte la compétition sans connaitre le succès.
Poule C
>>>
1-RUS 2-FRA 3-CRO 4-TUR
RUS-
CRO
3-0 (25-23, 25-23, 25-14)
CRO-
FRA
1-3 (21-25, 26-28, 25-22, 18-25)
TUR-
RUS
0-3 (21-25, 26-28, 22-25)
FRA-
TUR
3-0 (25-19, 25-16, 25-23)
FRA-
RUS
0-3 (19-25, 17-25, 20-25)
CRO-
TUR
2-3 (25-22, 25-22, 22-25, 20-25, 6-15)
Les Russes ont confirmé leur suprématie, la surprise vient bien entendu des piètres prestations de la Turquie, qui a bien failli sortir par la petite porte si les Croates n'avaient pas laissé passé leur chance dans le 4eme set du dernier match ! Les francaises terminent à une seconde place largement méritée.
Poule D
>>>
1-NED 2-SCG 3-BEL 4-SVK
SVK-
SCG
3-2 (14-25, 25-21, 25-20, 21-25, 15-11)
NED-
BEL
3-1 (25-19, 18-25, 25-23, 25-12)
NED-
SVK
3-0 (25-16, 25-12, 25-16)
SCG-
NED
3-2 (25-18, 17-25, 25-14, 30-32, 15-13)
BEL-
SVK
3-0 (25-14, 25-14, 26-24)
SCG-
BEL
2-3 (22-25, 25-20, 27-29, 25-17, 15-5)
L'ordre final de la poule semble assez logique, mais c'est bien dans ce groupe qu'il y a eu le plus de surprises et de rebondissements ! malgré son humiliation devant son public lors du dernier tie break, la Belgique se qualifie in extremis au set average devant la Slovaquie.
::: Journée n°1: FRANCE 3-1 CROATIE :::
Les joueuses sont entrées tendues au premier set, qui sera une suite de séries, pourtant, la France mènera aux temps morts technique, mais la différence de niveau s'est surtout faite en fin de manche, sur l'expérience de Karine Salinas. Le second set ressemblera au premier, avec un bon départ Croate, mais des francaises qui se reprennent pour mener à chaque temps mort, et qui ferment la maison en fin de manche. Les bleues auraient pu gagner en 3 manches, mais le sursaut d'orgueil Croate, qui a eu pour effet de contenir les assauts de Victoria Ravva, justifie le 4eme set qui sera une formalité, les francaises ayant pris de l'avance. On retiendra de ce match la bonne prestation d'Hélène Schleck, la plus jeune joueuse du groupe, et les choix judicieux de Karine Salinas.
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::: Journée n°2: FRANCE 3-0 TURQUIE :::
Pourtant le matin en séance vidéo, en mettant d'abord les formes, puis en mettant les pieds dans le plat, Yan FANG affirmait "qu'on peut dire que la Turquie, normalement, c'est plus fort que nous". Mais reconnaitre la valeur d'un adversaire ne signifie pas accepter de se rendre sans se battre, et c'est dans cet état d'esprit que les bleues se sont rendues au match, d'autant plus que la victoire de la veille ne signifiait pas nécessairement qualification pour les play off ! De plus, la Turquie avait réalisé un bon match la veille face à la Russie, mais aujourd'hui il faut le dire: les francaises ont montré un sacré beau volley, qui a même arraché des compliments aux entraineurs italiens qui ont envahi la Russie justement ou l'Allemagne... Face à une équipe de Turquie qui a commis beaucoup de fautes et montré peu d'envie à l'image de sa leader Neslihan Darnel/Demir, les francaises ont été solidaires, efficaces au bloc défense, à l'image d'Estelle Querard à l'arrière, et la capitaine Rybaczewski face à Neslihan...
Mais il y a surtout eu cette belle application au service, et le sourire de Karine Salinas qui s'est amusé à multiplier les combinaisons au fur et à mesure du match, et à jeter des baskets de plus en plus improbables à Victoria Ravva, Sandra Kociniewski et Jelena Lozancic ! Devant leurs parents et les supporters de Saint Dié qui ont fait le déplacement, les francaises ont mené pendant la quasi totalité de la rencontre, et c'est Jelena Lozancic qui aura les balles de set des deux premières manches, avant que ce soit à Hélène Schleck que ne revienne le plaisir d'enterrer la Turquie.
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::: Journée n°3: FRANCE 0-3 RUSSIE :::
Il n'y a pas eu de coup médiatique face aux championnes du monde, mais les francaises ont developpé un jeu dont elles n'ont pas à rougir. En ne cèdant ni à la panique ni à la facilité, et en s'attaquant à des joueuses plus grandes, plus hautes et pour la plupart plus expérimentées, les bleues ont montré une image positive aux spectateurs et téléspectateurs.
Le résultat est sévère, mais la Russie a tout de même du se réveiller rapidement après l'excellent départ de l'équipe de France. Ce réveil a tempéré le culot des francaises, Anna Rybaczewski en tete, car il a fallu accepter de se frotter à un bloc assez monstrueux (2m00 de moyenne de taille en bloc à 3 face à la capitaine tricolore), et accepter de prendre quelques missiles air-sol en terrain francais... Yan Fang fera tourner son collectif, conservant Ravva et Lozancic sur le terrain, mais le choix d'avoir misé sur Christina Bauer en troisième centrale aura eu pour double effet d'agacer l'entraineur italien qui peut mettre sa préparation à la corbeille, et surtout d'apporter de la hauteur de bloc face à Shashkova. Et quelle expérience pour la jeune Mulhousienne que de jouer face à de telles joueuses !
Si Victoria Ravva n'a pas été à la fête car particulièrement attendue, on retiendra aussi la belle entrée de deux autre Mulhousiennes, Armelle Faesch qui a su redonner un second élan au groupe, et Alexia Djilali qui a réussi à ne pas douter malgré un stress évident, et réussir des choses très intéressantes à l'attaque ! On retiendra donc le fond plutot que la forme, les bleues terminent secondes du groupe.
::: Journée n°4: FRANCE 1-3 ITALIE :::
Bien que privée de plusieurs joueuses emblématique, l'Italie demeure une nation capable de compter sur un gros réservoir d'excellentes joueuses, et l'équipe de France l'a appris à ses dépends. Malgré un très bon premier set, dans lequel les bleues ont joué collectivement, la défense italienne à l'image de Jenny Barazza a usé les tricolores dans les trois sets suivants, ce qui a amené l'équipe de France au doute. Ce doute s'est traduit sur la phase de sideout, avec de nombreuses réceptions approximatives et surtout bien trop de fautes face à l'Italie réglée comme du papier à musique... La fatigue s'est aussi faite ressentir: les ballons de Victoria Ravva ou Jelena Lozancic ne tombaient plus aussi facilement, heureusement qu'en poste 4 Hélène Schleck et Anna Rybaczewski ont su tirer leur épingle du jeu. La rentrée d'Armelle Faesch pour trouver de nouvelles solutions n'a rien donné non plus, les bleues ont laissé beaucoup de fatigue mais obtiennent un précieux set contre une des équipes prétendantes au titre, et conservent tous leurs espoirs.
::: Journée n°5: FRANCE 3-1 AZERBAIDJAN :::
Après deux défaites assez lourdes, après la réaction de Yan Fang pendant le dernier match face à l'Italie, comment aborder ce match capital pour les bleues ? Rappelons d'abord que l'Azerbaidjan n'est pas une équipe inconnue des francaises, puisque de nombreux stages à Bagnoles de l'Orne ont eu lieu avec cette équipe. L'Azerbaidjan ne doit pas non plus être considérée comme une "petite" nation: si en masculin ce pays est assez inexistant actuellement, l'équipe nationale féminine est aussi l'ossature de Baku qui évolue chaque saison en Ligue des champions ! Un groupe très stable donc, emmené par les 1m95 de l'attaquante principale Mamadova, distribuée pa Gyuilieva, une passeuse très adroite qui sait jouer vite aux ailes, et soutenue par une libéro particulièrement mobile !
Rappelons aussi que Victoria Ravva avait un contentieux à régler avec l'entraineur de la formation Azerri, pour une histoire vieille de plus de 10 ans, avant que Vika n'arrive difficilement à Cannes précisément. C'était là une occasion unique pour l'emblématique Cannoise de donner des regrets supplémentaires au sélectionneur adverse, et elle ne s'en est pas privée, à l'image des aces sur balle de set dans les premieres et troisièmes manches !
Dans ce match, tout le monde aura été à la fête, mais on retiendra particulièrement la prestation d'Anna Rybaczewski la capitaine, littéralement intenable à l'aile ! Le jeu francais a été très dense, avec une distribution assez homogène, même si bon nombre de ballons un peu longs ont été gérés par Ravva pour enfoncer le clou.
Avec cette victoire 3-1, les francaises entrent dans les 8, surclassant pour la première fois leurs homologues masculins, ce qui ne manquera pas de déclencher des luttes intestines au sein de la FFVB. Il est d'ailleurs navrant lorsque l'on parcours certaines interviews de nos confrères, de sentir qu'une des motivations des tricolores est de remporter des matchs pour démontrer aux dirigeants que malgré leur inattention elles sont capables de performer. Une motivation malsaine, mais très humaine. Une rancoeur qui peut aussi se justifier tant le parcours -avant que dirigeants et médias ne s'intéresse aux francaises- est semé de stages anonymes et de désintérêt voire de critiques, comme lors des Jeux Méditerranéens en 2005. L'occasion d'ailleurs de rappeler que l'équipe de France n'en serait pas là sans le travail de Yan Sanchez pour qualifier ce groupe à l'euro, un groupe d'ailleurs identique à celui qui a tenté les qualifications au mondial en allant plus loin que les générations antérieures.
Fabrice Vial, ex adjoint de Sanchez et futur successeur à Fang, sait déjà qu'on lui demandera de réaliser un travail de fond, et qu'on risque de lui préférer un entraineur avec un nom plus prestigieux pour la prochaine échéance majeure. Pas facile de travailler dans ces conditions, en "se tapant la partie ingrate du boulot" comme il le dit lui même, en sachant "qu'à tout moment on peut se faire vider comme un malpropre".
::: Journée n°5: FRANCE 0-3 ALLEMAGNE :::
Les Allemandes ont été rencontrées à plusieurs reprises lors de la préparation à cet euro, mais aussi les saisons précédentes lors du tournoi de qualification. Une équipe plus haute physiquement, très stable en réception, qui a fait d'énormes progrès avec leur entraineur italien Guidetti, à l'image de Furst et Susche.
Les francaises auraient du remporter le premier set, grâce au jeu performant de Ravva et Lozancic en attaque basket, mais malgré l'énorme break 17-10, les allemandes reviendront point par point, tandis que les francaises se feront accrocher d'abord au bloc, puis ensuite en réception lorsque le doute s'est installé. Un doute persistant qui arrangera bien les affaires des allemandes, car une fois le match en mains, les francaises ont été dominées par Grun, Dumler et Kozuch en bouts de filet, à l'image du dernier ballon joué par le tandem Salinas-Ravva sur la balle de match, qui restera contré dans le camp tricolore.
Au final, les francaises ont donc remporté le match contre la Croatie et l'Azerbaidjan à leur portée, réalisé un exploit contre la Turquie qui cependant n'a pas brillé (mais sans la victoire francaise au tout début, quel aurait été leur parcours ?), et perdu logiquement face à la Russie, l'Italie et l'Allemagne. Un parcours maitrisé donc, sans contre-performance et émaillé d'un exploit. Ce n'est qu'hier soir en fêtant la fin de la compétition qu'Anna Rybaczewski a appris le résultat du match Bulgarie-Belgique, qui signifiait la 8eme place des francaises lors de cet euro 2007. Une 7eme place aurait été synomnyme de qualification à l'euro 2009, mais qui est manquée pour un petit set. cela aurait pu etre le premier set contre l'Allemagne, ou celui perdu contre l'Azerbaidjan par exemple... Dommage, car il va falloir reprendre la route des qualifications, en sachant que d'autres grosses cylindrées ne se sont pas qualifiées non plus...
En tous cas, bravo pour cette 8eme place, le meme classement qu'en 2001, en espérant que ce ranking pourra être maintenu en 2009 !
::: PLAY OFF :::
Poule E
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1-ITA 2-RUS 3-GER4-FRA 5-TUR 6-AZE
ITA-
FRA
3-1 (24-26, 25-17, 25-10, 25-19)
GER-
TUR
3-0 (25-21, 25-21, 32-30)
AZE-
RUS
0-3 (23-25, 14-25, 17-25)
ITA-
TUR
3-0 (25-23, 25-14, 25-22)
GER-
RUS
0-3 (12-25, 23-25, 23-25)
AZE-
FRA
1-3 (14-25, 25-23, 17-25, 21-25)
ITA-
RUS
3-0 (25-15, 25-22, 25-19)
GER-
FRA
3-0 (25-22, 25-13, 25-15)
AZE-
TUR
0-3 (18-25, 19-25, 22-25)
la logique a été respectée dans le classement de cette poule dans laquelle les allemandes se qualifient pour l'euro 2009. Seul petit regret à Charleroi, le fait que Caprara ait choisi d'aligner son second six face à l'Italie. Quel est le but de la manoeuvre ? donner de l'expérience aux jeunes russes ? Conserver un atout pour le dernier carré ? On saura très bientôt le fin mot de l'histoire !
Poule F
>>>
1-POL 2-SCG 3-NED4-BEL 5-CZE 6-BUL
POL-
SCG
3-0 (25-18, 25-20, 25-14)
CZE-
BEL
1-3 (16-25, 25-18, 17-25, 21-25)
BUL-
NED
0-3 (20-25, 23-25, 19-25)
POL-
BEL
3-0 (25-18, 25-20, 25-19)
CZE-
NED
0-3 (18-25, 17-25, 22-25)
BUL-
SCG
1-3 (25-20, 16-25, 19-25, 28-30)
POL-
NED
3-1 (25-22, 25-18, 22-25, 25-21)
CZE-
SCG
0-3 (18-25, 21-25, 17-25)
BUL-
BEL
1-3 (16-25, 19-25, 32-30, 22-25)
Quelle déception pour la Hollande vainqueur du Grand Prix, et écartée des demi-finales ! Comme quoi il est plus difficile de se maintenir à haut-niveau que d'y pavenir ! En revanche, les Serbes après un début difficile, confirment leur niveau atteint lors du mondial 2006, alors que la Pologne affiche désormais son ambition de qualification à la World Cup ! Bravo enfin à la Belgique, qualifiée pour le prochain euro, qui a réussi une belle compétition devant son public !
::: DEMI-FINALES :::
ITALIE-RUSSIE: 3-0 (25-21, 25-22, 25-13)
SERBIE-POLOGNE: 3-0 (27-25, 25-21, 25-21)
Le tirage au sort a été facétieux: il a opposé de nouveau les deux équipes qualifiées de chaque poule ! Dans la première demi-finale, on sait maintenant pourquoi Caprara avait choisi de mettre son second six: il pensait que ce serait difficile contre l'Italie ! Et ce n'est rien de le dire, si l'on considère à quel point la Russie a été nulle contre l'Italie, ne montrant ni efficacité, ni même envie de jouer... A peine 25% d'efficacité pour Shashkova le leader du groupe à l'attaque, ce n'est pas suffisant pour espérer battre l'horlogerie italienne ! Car en face, si Ortolani a été décevante, Del Core a sorti le grand jeu en 4, tandis que Lo Bianco avait toujours le choix sécuritaire de donner les ballons difficiles à Aguero... Un match à sens unique donc, sans réelle opposition.
Dans la seconde demi finale, Fabrice Vial sentait qu'un truc n'allait pas lors de l'échauffement Polonais: le staff s'amusait derrière le terrain, les joueuses faisaient des signes au fabuleux public qui avait envahit les coques du Luxembourg... Pas assez de concentration, et probablement un très gros excès de confiance avant d'aborder ce match contre la Serbie. Une équipe Serbe qui avait mal démarré la rencontre, et qui avait pris une grosse claque face à la Pologne en play-off, il n'en fallait pas plus aux Polonaises pour aborder la rencontre dans un état d'esprit où elles se sont faites surprendre. La désillusion a été à la hauteur de l'inconscience: pas assez de ballons pour Glinka, des choix tactiques contestables dictés par un staff italo-polonais qui relève plus de la basse-cour que d'une réflexion objective... Et voilà la Serbie qui entame et termine le match sans complexe, libérée de toute pression de score, avec une pointue de seulement 19 ans ! Un très beau match Serbe géré impeccablement en terme de mental, et voilà les médaillées de bronze du mondial qui arrivent une nouvelle fois là où on ne les attend pas, tout en décrochant aussi un ticket pour la World Cup !
::: FINALES :::
ITALIE-SERBIE (finale): 3-0 (26-24, 25-18, 25-21)
RUSSIE-POLOGNE: 3-1 (21-25, 25-22, 25-14, 25-20)
Dans la petite finale, la Pologne n'a pas exploité toutes ses qualités pour affronter la Russie pourtant en petite forme. Le match a été de piètre qualité, reposant de manière quasi systématique sur des qualités individuelles et des fautes.
Lors de la finale, la Serbie a très bien débuté le match, mettant Aguero en difficulté en réception, puis en faisant douter la totalité de la formation de Barbolini. Mais la machine Italienne après avoir repris ses esprits, parvient à remporter de justesse le premier set, avant de dominer le reste du match sans aucune contestation possible.
La puissance d'Aguero élue meilleure joueuse a été un argument de poids pendant cette finale, mais on retiendra aussi la capacité de la passeuse Lo Bianco a faire jouer à la perfection des attaquantes aux gabarits parmi les plus modestes, mais avec des qualités athlétiques remarquables. L'Italie favorie devient donc championne d'europe en n'ayant perdu qu'un seul set de la compétition... face à la France !