Pas de mystère: malgré une prestation assez correcte des françaises, l'Azerbaidjan s'est révélée être une équipe plus forte. Au terme d'une confrontation assez serrée en dépit du score final, l'équipe de France rentrera sans avoir obtenu la moindre victoire.
Deux attaquantes qui pointent à la première et la seconde position du classement général des meilleures joueuses à l'issue des deux jours écoulés, ca se remarque ! Il n'y a pas eu d'exception aujourd'hui: bien que la passeuse d'Azerbaidjan ait été un peu moins inspirée ou un peu plus fatiguée (3 matchs en 3 jours), c'est bien autour du poste 4 que les joueuse asiatiques reposent leur jeu.
En face, les tricolores répliquent avec une certaine réussite, mais de trop nombreux bloc-out et un manque évident de puissance à l'attaque ne leur a jamais permis de réellement espérer remporter la partie.
Pourtant, après avoir mené dans le premier set, il s'en est fallu de peu pour que cette première bagarre de près de 30 minutes ne se soldent par un premier set français.
Dans la seconde manche, la pression de l'Azerbaidjan se fait sentir, et malgré une dernière résistance bleue, le dernier set est remporté quelques secondes à peine après la dernière égalité...
- Jacques BERAUD, un commentaire sur le match ?
"Dur, très dur. Nous espérions vraiment faire quelque chose. Le début de match était plutôt bon: le side-out tenait la route, le service fonctionnait, et nos attaques marquaient.
Et puis nous avons eu des opportunités que nous n'avons pas saisies. Plusieurs ballons-cadeau qui ne se sont pas transformés en point. La confiance, la sérénité, l'enthousiasme manquaient alors que le jeu était bon. C'est dommage, car nous étions bien en place et avec plus de confiance on aurait sûrement conclu ces ballons.
Le second set fût une formalité pour l'Azerbaidjan alors que le dernier ressemblera comme un frère au premier. Pourquoi l'enthousiasme et la confiance nous ont fait faux bond ? En tout cas, il s'agira de rebondir car notre marge est trop petite, et le moindre doute nous tue."
- Comment situez-vous les Tchèques et les Bulgares par rapport au TQCM ?
"C'est du même niveau que la Hollande et l'Azerbaidjan. La Bulgarie est plus forte que la tchèquie car plus homogène et disposant d'un meilleur fond de jeu.
Mais nous avons une idée de ce qui nous attend si nous devons encore être habités par le doute ou la crainte de décevoir. Le haut-niveau exige une confiance aveugle en nos capacités pour réussir."
- Quel est le prochain rendez-vous de l'équipe de France féminine ?
"Ce seront les Jeux Méditerranéens du 4 au 12 septembre en tunisie, mais ils ne constituent qu'un objectif intermédiaire. Nous les utiliserons comme préparation au Championnat d'Europe qui aura lieu du 22 au 30 septembre en Bulgarie.
L'Italie et la Croatie sont dans notre poule à Tunis. Ces deux formations qui font partie du gratin mondial nous offriront une opposition très intéressante pour élever notre niveau de jeu."