Quelle déception face à la Bulgarie ! Les Françaises ont-elle manqué de chance ? Quelle a été la réaction du groupe ?
"Oui, c'est une énorme déception, car nous méritions largement cette victoire. Je pense même que si nous avions disputé le match ailleurs qu'en Bulgarie, nous l'aurions sans doute gagné...
Par contre, je ne crois pas à la chance. Les Bulgares ont mieux négocié les ballons chauds. Plusieurs françaises ont eu peur de rater et l'agressicité s'en est ressentie. C'est donc logiquement que les Bulgares ont finalement eu gain de cause, poussées par un public énorme et donc moins fragilisées par l'enjeu.
Le groupe a plutôt bien réagi même s'il a fallu changer d'objectif. Je crois que les filles ont décidé malgré tout de réussir un bon Euro."
Le match contre la Grèce n'était pas bon. Vous attendiez-vous à pareille résistance Héllenique ? Comment avez-vous géré la pression de l'enjeu ?
"Ce fut un match particulièrement tendu. Contre la Bulgarie,on pensait à atteindre une demi-finale, mais le rêve est passé. Là, il s'agissait de ne pas se faire éliminer: la pression était beaucoup plus forte ! Et passer en 48 heures d'un espoir de podium à la crainte de ne même pas jouer les phases finales n'est pas facile à gérer.
La seule chose à retenir est le résultat et la qualification. Les Grecques ne nous ont pas surpris, et elles n'ont pas fait un très bon match. C'est plutôt notre prestation (26 fautes directes) qui a rendu le match serré.
Heureusement, certaines joueuses ont repris le match à leur compte, la logique a donc été respectée après maintes angoisses."
Vous battez la République Tchèque, mais vous perdez nettement devant la Roumanie. L'équipe de France manque encore de constance. Quelles solutions préconiseriez-vous pour remédier à celà ?
"D'abord, il faut avouer que lorsque nous avons joué la Roumanie, nous ne savions pas ce que l'autre poule allait nous réserver. Terminer troisième ou quatrième ne signifiait rien. Lorsque nous avons joué les Tchèques, la qualification était en jeu. On peut donc affirmer que le degré de motivation n'était pas le même. Jue Gang BAI a même laissé au repos certaines joueuses contre les Roumaines.
Cependant, pour rester constant dans une telle compétition, il n'y a pas d'autre solution que d'habituer le groupe à suivre une telle intensité. Pour cela, la participation à des tournois de ce niveau au moins sera la meilleure préparation. Le World Grand Prix, le tournoi suisse de MONTREUX sont, par exemple, des compétitions idéales pour cela."
Comment appréhendez-vous ce quatrième rendez-vous face à la Hollande ?
"Nous ne sommes pas favoris, nous nous connaissons bien et il existe de l'animosité entre les deux équipes. Alors ce qui fera la différence: la motivation, l'agressivité, la capacité à se préparer pour une rencontre à 10 heures du matin, et le duel service-réception que nous devons impérativement gagner.
Curieusement, les scores ont toujours été 3-0. Il semble que lorsqu'une équipe prend le dessus, elle enterre définitivement sa rivale. Le début du match sera donc crucial.